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Monnaies françaises · Nouveaux francs

Les 100 francs en argent (1982-2001)

1982-2001 · Argent

Fiche rédigée par l'équipe de Maison Or & Bijoux Strasbourg · mise à jour le

100 francs argent Fraternité 1988, avers : tête de la Liberté devant des rayons100 francs argent Fraternité 1988, revers : devise sous un bonnet phrygien, valeur 100 F
Photos : Windrain, CC0 pour la photo, via Wikimedia Commons, détourées sur fond noir. Dessin de la Monnaie de Paris (1988).
Fiche technique
MétalArgent 900 ‰
Poids15 g
Argent fin13,5 g
Diamètre31 mm
Épaisseur2 mm
TrancheLisse
Années de frappe1982 à 2001 pour le Panthéon ; commémoratives de 1984 à 1997
AtelierMonnaie de Paris
DifférentsCorne d'abondance ; dauphin du graveur général, remplacé par une abeille en 1995
RetraitPassage à l'euro ; échange à la Banque de France jusqu'en février 2005
RéférencesLe Franc F.451 (Panthéon), F.452 à F.465 (commémoratives) ; Gadoury 899 (Marie Curie)
Catégoriesfrançaises, argent, modernes

De 1982 à 2001, la pièce de 100 francs est en argent à 900 ‰ : 15 g pour 31 mm, tranche lisse. Il en existe deux familles, le type courant Panthéon et quatorze commémoratives annuelles frappées de 1984 à 1997, de Marie Curie à André Malraux. Peu utilisées dans le commerce, elles ont été gardées en masse et se retrouvent souvent en très bon état dans les tiroirs.

Identification

Les 100 francs en argent (1982-2001) : reconnaître la pièce

100 francs argent Fraternité 1988, avers : tête de la Liberté devant des rayons

Avers

Pour le type courant : la façade du Panthéon, avec la légende « REPUBLIQUE FRANÇAISE » et le millésime. Pour les commémoratives : un portrait ou une scène propre au sujet de l'année (Marie Curie, la statue de la Liberté, Charlemagne, Clovis…).

100 francs argent Fraternité 1988, revers : devise sous un bonnet phrygien, valeur 100 F

Revers

La valeur faciale « 100 FRANCS » et la devise « LIBERTE EGALITE FRATERNITE ». Sur le Panthéon, un arbre et un hexagone complètent le dessin. Les différents de la Monnaie de Paris (corne d'abondance) et du graveur général (dauphin, puis abeille) figurent de part et d'autre du millésime ou de la valeur faciale.

Tranche
Lisse.
Graveur
Panthéon : Jean-Claude Dieudonné (avers) et Daniel Gédalge (revers). Commémoratives : un graveur par pièce, par exemple Raymond Corbin (Marie Curie), Alain Le Breton (Zola), Michel Durand-Mégret (statue de la Liberté), Joaquin Jimenez (Jean Monnet), Pierre Rodier (Malraux).
Millésimes et tirages

Les 100 francs en argent (1982-2001) : les dates à connaître

Le tableau donne chaque commémorative de 100 francs en argent, avec le tirage de la frappe courante, et les années marquantes du Panthéon. Les tirages chutent à partir de 1993 : la Malraux de 1997, sous les 500 000 exemplaires, est la plus faible des commémoratives. Pour le Panthéon, les années 1990 et suivantes ont été frappées à quelques milliers d'exemplaires seulement.

Les 100 francs en argent (1982-2001) : millésimes et tirages
AnnéeSujetTirageRemarque
1982Panthéon3 002 200Première année du type courant.
1983Panthéon4 984 400Courante.
1984Marie Curie3 951 40050e anniversaire de sa mort. 1 000 sur flan bruni.
1985Émile Zola3 968 400Centenaire de Germinal. 5 000 sur flan bruni, 50 000 en fleur de coin.
1986Statue de la Liberté4 414 411Centenaire de la statue de New York.
1987La Fayette (Égalité)4 795 81525 000 en qualité brillant universel.
1987Panthéon81 000Le tirage du type courant devient faible.
1988Fraternité4 840 011Groupe d'Hercule d'Augustin Dupré.
1989Droits de l'homme4 834 655Bicentenaire de la Révolution.
1990Charlemagne4 962 261Plus fort tirage des commémoratives.
1990Panthéon5 000Tirage très faible.
1991René Descartes3 965 161Courante.
1992Jean Monnet3 925 311Courante.
1993Liberté guidant le peuple1 832 000D'après le tableau de Delacroix.
1994Libération de Paris1 598 40050e anniversaire.
19958 mai 19451 990 41150e anniversaire de la victoire.
1995Panthéon4 011Abeille à la place du dauphin.
1996Clovis2 002 610Avant-dernière commémorative.
1996Panthéon2 013Plus faible tirage du Panthéon recensé.
1997André Malraux496 913Dernière commémorative, plus faible tirage de la série.

Tirages de la frappe courante d'après les fiches Wikipédia de chaque pièce, recoupés avec BDOR, dont les chiffres diffèrent de quelques milliers (par exemple 501 263 pour Malraux, 2 006 963 pour Clovis), sans doute parce qu'ils incluent les qualités collection. Pour la statue de la Liberté, Wikipédia affiche 44 144 000, manifestement erroné : le chiffre retenu est celui de BDOR. Les essais (1 460 à 1 850 par sujet) ne sont pas comptés. Liste des sujets d'après le catalogue Le Franc (F.452 à F.465).

Les 100 francs en argent (1982-2001) : les pièces à ne pas confondre

  • Les 100 francs de collection diffusées en écrin par la Monnaie de Paris, en belle épreuve, souvent d'un autre module : par exemple la 100 francs Louvre de 1993, frappée à 20 000 exemplaires en argent, ou la Marie Curie de 1984 en or, à 5 000 exemplaires. Elles ne relèvent pas de la série de circulation décrite ici.
  • Les versions flan bruni, fleur de coin et belle épreuve des pièces du tableau : même dessin, mais finition soignée et diffusion en coffret. Le Panthéon a été frappé en belle épreuve de 1991 à 2001.
  • Les essais : quelques centaines à quelques milliers par sujet, ils portent la mention ESSAI.
  • La 100 francs Cochet (1954-1958) : pièce de l'ancien franc, sans argent.
  • Les 10 francs et 50 francs Hercule : argent à 900 ‰ aussi, mais plus lourdes (25 g et 30 g) et plus anciennes. La 100 francs Fraternité de 1988 reprend le même groupe d'Hercule, ce qui prête à confusion au premier coup d'œil.

Les 100 francs en argent (1982-2001) : variantes et faux connus

Les différents. Le dauphin d'Émile Rousseau, graveur général, figure sur les pièces jusqu'au milieu des années 1990. En 1995, il est remplacé par l'abeille de Pierre Rodier. Sur le Panthéon, ce changement distingue deux époques du même type.

Les qualités. Plusieurs commémoratives existent aussi en flan bruni ou en fleur de coin, diffusées en petit nombre : 1 000 pour la Marie Curie en flan bruni, 5 000 en flan bruni et 50 000 en fleur de coin pour la Zola, 25 000 en brillant universel pour la La Fayette. Un fond très brillant et sans aucune trace de manipulation est un indice ; l'emballage d'origine confirme.

Les faux. Les copies en métal commun sont plus légères que 15 g, attirées par un aimant pour certaines, et leur gravure est molle. Le grand champ lisse de la pièce trahit vite une surface poreuse de pièce coulée. Voir reconnaître une fausse pièce.

Les 100 francs en argent (1982-2001) : les états de conservation

Ces pièces ont peu servi au quotidien : on les rencontre surtout en état superbe ou mieux, avec des défauts de stockage plutôt que de l'usure.

  • Sur le Panthéon : regardez le haut du dôme, les colonnes et le fronton ; ce sont les premiers reliefs qui s'aplatissent.
  • Sur les portraits (Curie, Zola, Descartes, Monnet, Malraux) : la pommette, l'arête du nez et les mèches de cheveux montrent les premières traces de frottement.
  • Sur le champ : la surface lisse et large se raye au contact d'autres pièces. Les chocs sur la tranche lisse se voient aussi facilement.
  • Les taches : l'argent noircit par endroits, surtout dans les sachets plastiques anciens.

Ne nettoyez pas les pièces tachées : un produit pour argenterie laisse des micro-rayures visibles sous la lumière. Voir les états de conservation.

Les 100 francs en argent (1982-2001) : histoire

En 1982, la France crée une pièce de 100 francs en argent, à une époque où les autres pièces du franc sont en nickel, en bronze ou en aluminium. Le Panthéon de Jean-Claude Dieudonné est choisi comme type courant. Trop lourde et trop précieuse pour les porte-monnaie, la pièce est surtout gardée : dès 1987, les tirages du Panthéon tombent sous les 100 000 exemplaires.

À partir de 1984, la Monnaie de Paris frappe chaque année une commémorative au même module : un savant, un écrivain, un anniversaire de la Révolution ou de la Libération. Les quatorze sujets vont de Marie Curie en 1984 à André Malraux en 1997. Les tirages, proches de 4 à 5 millions dans les années 1980, baissent à moins de 2 millions à partir de 1993, puis à moins de 500 000 en 1997.

Le passage à l'euro met fin à la série. Le Panthéon est encore frappé pour les coffrets jusqu'en 2001. Les 100 francs n'ont plus été acceptées en paiement après l'arrivée de l'euro, puis plus échangées à la Banque de France à partir de février 2005. Voir les francs de 1960 à 2001.

À Strasbourg

Les 100 francs en argent (1982-2001) en Alsace

Ces pièces sont des émissions nationales de la Monnaie de Paris ; aucun des quinze sujets ne concerne l'Alsace. Comme partout en France, elles ont souvent été mises de côté dans les familles alsaciennes, à l'unité ou en rouleaux, parfois avec les 10 et 50 francs Hercule. Le premier tri consiste à séparer le Panthéon des commémoratives, puis à relever les dates de chacune.

Les 100 francs en argent (1982-2001) : questions fréquentes

Toutes les pièces de 100 francs sont-elles en argent ?

Celles de 1982 à 2001 (Panthéon et commémoratives), oui, à 900 ‰. La 100 francs Cochet des années 1950, de l'ancien franc, ne contient pas d'argent.

Quelle commémorative est la plus rare ?

La 100 francs André Malraux de 1997, frappée à moins de 500 000 exemplaires. Pour le Panthéon, les années 1990 à 1996 ont des tirages de quelques milliers d'exemplaires.

Puis-je encore échanger mes 100 francs à la Banque de France ?

Non. L'échange des pièces en francs a pris fin en février 2005. Elles n'intéressent plus que pour leur métal ou la collection.

Faut-il garder les écrins et certificats ?

Oui. Pour une pièce en flan bruni ou en belle épreuve, l'emballage d'origine fait partie de la pièce. Apportez-les lors d'une estimation gratuite.